5 octobre 2026
> l’on entend de plus en plus fréquemment des attaques contre les normes, dont l’existence serait une atteinte intolérable à la liberté de produire et de commercer.
La réalité est toute autre : les normes sont indispensables pour limiter pollutions et atteintes à la santé, pour offrir un minimum de qualité et pour contribuer à une concurrence loyale. Certaines d’entre-elles sont cependant inutiles ou dangereuses et doivent donc être supprimées.

> la difficulté est de savoir où placer le curseur entre l’indispensable et l’inutile. Peut-être que ce qu’il manque le plus aux normes, c’est un grand site public et centralisé sur Internet, français ou européen, regroupant tous les avis des utilisateurs et offrant des résumés thématiques.

> des exemples de normes supposées inutiles ou inutilement contraignantes se rencontrent en effet dans notre vie de tous les jours :
– rasoirs électriques : il était possible jusque vers 2010 de se raser tout en rechargeant la batterie de son rasoir. C’était pratique. Alors qu’aujourd’hui il faut déconnecter le fil de son rasoir pour se raser, puis le reconnecter pour le charger. Des questions de sécurité sont-elles à l’origine de ce changement ? C’est possible, mais doit-on embêter des millions de personnes pour assurer la sécurité de quelques imbéciles se rasant sous la douche avec un rasoir branché au secteur ?
– pompes à carburant aux normes PMR : une station-service de Saint-Nazaire avait innové dans les années 2010 (je n’y suis jamais retourné depuis) en équipant plusieurs postes de distribution de carburant de pompes respectant les normes adaptées aux personnes souffrant d’un handicap. Il fallait alors se plier en deux pour se servir alors qu’aucun handicapé ne vient jamais faire le plein seul en sortant un fauteuil roulant de son coffre. Autre exemple, en 2026, les instructions d’utilisation du nouveau pistolet à gachette de la pompe GPL de Carrefour Mulhouse sont affichées à 50 cm de hauteur par rapport au sol !
– capots de protection des meuleuses : contrairement aux anciennes disqueuses, le capot métallique de protection ne peut plus tourner à 360 degrés sur son axe de façon à et être disposé de manière adaptée au travail de coupe à réaliser.
Ce nouveau dispositif de blocage de la rotation du capot oblige donc l’utilisateur à retirer totalement cette protection pour effectuer son travail de coupe : merci pour la sécurité !

 

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